Cette petite phrase a été prononcée lors d’une intervention au cours de l’excellente journée de conférences organisée par Eurocloud le 15 février sur le thème du RGPD. Plusieurs centaines de personnes ont assisté à des débats et retours d’expériences de qualité.

Ce clin d’œil « an 2000 » est intéressant car cet enjeu de passage des dates incluses dans les programmes informatiques de 6 à 8 caractères avait été très médiatisé à l’époque. Un grand stress s’était répandu au sein de toutes les sphères : économiques, techniques, médiatiques. Des angoisses diverses étaient apparues : vais-je rester bloqué dans l’ascenseur, ma banque pourra-t-elle me délivrer de l’argent le premier janvier 2000 ?

Les experts de l’époque diront que cette mobilisation et la préparation qu’elle a entraînée ont permis de franchir ce cap haut la main ; d’autres continuent de penser que l’événement a été sur-médiatisé. Le débat reste ouvert !

RGPD et an 2000 : quels points communs ?

Un excès de communication ? L’agitation du spectre de la date fatidique ? Du pain béni pour les consultants ?

Et quelles différences ? Un sujet qui ne mobilisera pas l’opinion publique dans les mêmes proportions même si l’importance de la protection des données personnelles fait son chemin dans les esprits ; une problématique très organisationnelle pour les entreprises (de nombreux processus à identifier et à mettre sous contrôle) et cette date du 25 mai 2018 qui n’est pas un couperet.

En effet, le 25 mai 2018, les systèmes d’information ne s’arrêteront pas au motif, par exemple, que le registre des traitements n’est pas à jour ! Cependant, il y a bien dans ce nouveau cadre réglementaire, de vrais enjeux à adresser et surtout un cercle vertueux à amorcer. Car au-delà d’une conformité statique, c’est bien une capacité permanente d’inventaire des traitements, de respect des principes et de capacité de réaction (amélioration continue et information) que l’entreprise devra démontrer à tout moment.

Ces nouvelles obligations qui placent presque toutes les entreprises (du modeste sous-traitant aux GAFAM) au même niveau d’exigence, apportent à la fois une menace et une opportunité symétriques. Menace pour le prestataire européen d’afficher un niveau de conformité inférieur à ses concurrents étrangers et notamment américains (et nombre d’entre eux sont prêts), ce qui serait un comble puisque le RGPD est censé nous protéger des méchants croqueurs de data. Opportunité car ceux qui seront prêts, tant au plan réglementaire que dans l’évolution de leur business model, en tireront un avantage concurrentiel. Pour ne prendre qu’un exemple, il faudra avoir compris que communiquer par email avec des listes de diffusion plus ou moins qualifiées devra être remplacé par une politique d’inbound marketing.

Ce RGPD promet quelques chantiers intéressants et n’a pas manqué d’interpeller notre approche de la transformation digitale basée sur la pédagogie et la dimension ludique plutôt que sur la menace, fusse-t-elle juridique ou économique.

Comment un tel sujet peut-il spontanément passionner les dirigeants d’entreprise puis leur collaborateurs.

 

Vous le saurez en testant notre quiz en ligne dédié au RGPD.

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